Back hander

La tradition veut que la carafe fasse le tour de la table par la gauche, circulant dans le sens des aiguilles d’une montre, de façon à permettre à chacun de remplir son verre. Toutefois, il arrive qu’un convive serve la personne assise à sa droite, un petit écart à la règle appelé ‘back-hander’ en anglais (littéralement ‘revers’, mais évoquant la notion de dessous de table ou bakchich). 

Baga

La première moitié du XVIIIe siècle marque une forte croissance de la demande pour les vins de Porto. Il s’ensuit une période de grande prospérité mais qui s’accompagne d’une spéculation effrénée et de pratiques frauduleuses utilisées pour masquer la mauvaise qualité de certains vins.  Parmi celles-ci, l’ajout de jus de sureau, le baga de sabugueiro ou baga tout court, pour renforcer la couleur du vin. C’est alors qu’entre en scène le Marquis de Pombal, homme d’état influent qui met fin aux désordres en décrétant, entres autres mesures, la suppression de tous les sureaux au sein de la zone viticole, et l’interdiction des vins avec ajout de baga. Banni de la vallée du Douro, le baga laisse place à de nouveaux cépages connus pour leurs qualités colorantes, comme notamment le Sousão.

Baixo Corgo

Voir « Sous-régions »

Barco Rabelo

Durant la plus grande partie de l’histoire du porto, l’acheminement des vins du Douro vers les chais des négociants de la côte se faisait par navigation sur la rivière Douro, dans les barques typiques appelées barco rabelo. Avant la construction au XXe siècle d’une série de barrages, le Douro avait un cours rapide. La rivière alternait passages calmes et eaux vives bouillonnantes, surgissant par endroits d’étroits canyons bordés d’abruptes parois. Souvent, ces rapides s’enchainaient, créant de redoutables obstacles très difficiles à négocier. Conçu pour se faufiler avec précision au travers des eaux vives, l’ancien barco rabelo était une barque à fond plat, de faible tirant d’eau pour éviter le piège des hauts-fonds, et munie en guise de gouvernail d’un long aviron de queue que l’on manœuvrait à partir d’une plateforme surélevée. Une large voile était déployée lors de la remontée de la rivière, avec recours au halage dans les parties à contre-courant puissant: la barque était tirée depuis la rive  par des bœufs attelés, mugissant sous l’effort. Les équipages, hommes courageux et compétents s’il en fut, vivaient en communauté très unies, avec leur propre culture et leurs propres traditions. Au XVIIIe siècle, certains transportaient jusqu’à 100 foudres de vin. Puis une charge maximale de 70 foudres fut fixée par la loi de 1779, les grands rabelos opérant au XXe siècle s’en tenant à une cinquantaine tout au plus. Le tout dernier rabelo aurait effectué son ultime voyage commercial en 1964.

Beeswing (« aile d’abeille »)

Il s’agit de petits flocons translucides, parfois remis en suspension dans un Porto Vintage lorsque la bouteille est secouée ou déplacée. Composés de matières colorantes agglomérées, ces flocons se détachent de la croûte (en anglais « crust ») de dépôt qui se forme au fond de la bouteille au cours du vieillissement du vin. 

Beneficio

Pour chaque récolte,  les autorités viticoles fixent le niveau de récolte maximum pouvant être vinifié et commercialisé en appellation vin de Porto. Appelé « beneficio » en portugais,  cette réserve est répartie exclusivement entre les vignobles ayant le droit de produire du vin d’appellation porto. Ceux-ci sont classés de A (les meilleurs) à F, sachant que plus le classement est élevé, plus grosse est la portion de la récolte pouvant prétendre au beneficio. Les vins produits au delà du rendement commercialisable en appellation Porto sont vendus comme vins de table.  

Bin

Terme anglais, utilisé par les professionnels du vin pour désigner une partie ou un compartiment de la cave. « Binned » se dit d’un vin mis en cave.

Bouchon réutilisable

Bouchon court, alliant le liège surmonté d’une tête en plastique, ce type d’obturateur ne nécessite aucun tire-bouchon et permet donc de déboucher et de reboucher la bouteille plusieurs fois. Il est souvent utilisé pour le porto vieilli sous bois qui se conserve plusieurs semaines après ouverture. 

Brandy

Il s’agit d’un distillat, ou eau-de-vie de vin (en portugais, aguardente vínica), utilisé pour fortifier le vin de Porto. L’adjonction de l’alcool est faite au moût en cours de fermentation, procédé appelé « mutage »,  afin de conserver au vin fini une partie du sucre résiduel. Or, si le mot « brandy » vous évoque un vieil alcool brun au nez boisé, détrompez-vous. Car le « brandy » servant à muter le moût est une eau-de-vie jeune, claire et limpide, aux arômes purs et fins, titrant 77% d’alcool. Pourvu qu’il soit conforme aux normes très strictes imposées par la loi, ce brandy peut être d’origine étrangère mais en pratique, de nombreux brandies portugais conviennent très bien à la tâche. La Maison Taylor attache beaucoup d’importance à la qualité de ce brandy, confiant à son équipe technique le soin de veiller à ce que les distillateurs spécialisés dans le domaine lui fournissent un produit très haut de gamme. Au fur et à mesure de son élevage, le vin va s’unir à l’eau-de-vie pour créer une synergie merveilleuse qui exaltera la subtile complexité du porto vieilli – un résultat très improbable avec une eau-de-vie rustique ou de mauvaise qualité.

Taylor's - Barris
Taylor's - Barris